Etat de l'art sur les méthodes et pratiques de prise en compte de l'exposition cutanée dans les évaluations des risques sanitaires
Synthèse et rapport final Etude n°15-0676/1A
Neuf
Une analyse bibliographique complétée par le retour d'expérience en évaluation des risques sanitaires issu d'une enquête de terrain ont permis d'évaluer l'importance de l'exposition cutanée dans certaines situations et la nécessité de la prendre en compte en évaluation des risques sanitaires notamment pour les installations classées et les sites et[…] Plus de détails
Fiche technique
Auteurs | BISSON M, KERSALE C, TROISE A, INERIS |
Public(s) | Bureaux d'études |
Entreprises et fédérations professionnelles | |
Thématique | Urbanisme, territoires et sols |
Collection | Expertises |
Date d'édition | 2017/10 |
Format | Site internet |
Langue | FR |
Périmètre de publication | National |
En savoir plus
Une analyse bibliographique complétée par le retour d'expérience en évaluation des risques sanitaires issu d'une enquête de terrain ont permis d'évaluer l'importance de l'exposition cutanée dans certaines situations et la nécessité de la prendre en compte en évaluation des risques sanitaires notamment pour les installations classées et les sites et sols pollués. Même si les expositions par voie cutanée sont limitées chez les travailleurs par l'utilisation de moyens de protection et dans la population générale car généralement associées qu'à certains types d'activités ou de comportement, il parait utile de pouvoir évaluer les risques potentiels liés à ces expositions. La peau constitue une barrière naturelle relativement efficace permettant de protéger l'homme. Aussi les substances seront regroupées en deux grandes catégories non exclusives: celles qui agissent localement et celles qui peuvent pénétrer et induire des effets systémiques. Certaines réglementations telles que celles sur les biocides ou produits phytosanitaires prennent relativement bien en compte ces expositions cutanées alors qu'elles sont négligées au regard des voies d'exposition considérées comme principales i.e. orale et inhalatoire dans l'évaluation des risques sanitaires liés aux sites et sols pollués ou aux installations classées. Pour ces derniers qui, actuellement, ne retiennent pas la voie d'exposition cutanée, il est recommandé d'identifier les scénarii d'expositions les plus plausibles et les capacités de pénétration des substances concernées afin de pouvoir, si besoin, proposer un calcul de risque adapté ou des recommandations concernant les situations qui pourraient s'avérer préoccupantes. Une première approche voie à voie sur la base de la dose externe peut permettre d'y répondre facilement mais une approche plus globale par la dose interne serait préférable et constitue une piste d'évolution qui devrait être envisagée.