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L'empreinte carbone de la demande finale intérieure et des importations de la France

Comparaison des bases de données, focus filière métaux et analyse des vulnérabilités

Neuf

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, la France souhaite limiter au maximum les «fuites de carbone» pour à la fois réduire son empreinte carbone et préserver l'emploi notamment industriel sur le territoire. Le gouvernement étudie l'opportunité de mettre en place une taxe carbone aux frontières. Le[…]  Plus de détails

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Fiche technique

Auteurs MULLER S, BOITIER B, FOUGEYROLLAS A, LAI F, BEYLOT A, VILLENEUVE J, BRGM
Public(s) Administration publique
Thématique Changement climatique et énergie
Collection Expertise
Date d'édition 2019/05
Type de document Etude / Recherche
Nb. de pages 174 P
Format pdf/A4
Langue FR

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Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, la France souhaite limiter au maximum les «fuites de carbone» pour à la fois réduire son empreinte carbone et préserver l'emploi notamment industriel sur le territoire. Le gouvernement étudie l'opportunité de mettre en place une taxe carbone aux frontières. Le projet IODA visait à mesurer l'empreinte carbone de la France et notamment de ses importations d'une part, puis d'évaluer les effets macroéconomiques de l'instauration d'une taxe carbone aux frontières d'autre part.

L'empreinte carbone de la demande finale intérieure de la France est estimée à plusieurs centaines de mégatonnes de CO2 équivalent. Les biens et services les plus contributeurs à l'empreinte carbone totale de la France sont les suivants: «production alimentaire, boissons et tabac», «agriculture, chasse, pêche et forêts», «construction», «coke, pétrole raffiné et combustible nucléaire» et «approvisionnement en électricité, gaz et eau».

Les résultats du modèle NEMESIS montrent que la mise en oeuvre unilatérale d'une politique climatique ambitieuse en UE peut entrainer des conséquences macro-économiques négatives et notamment des pertes de PIB. Mais la mise en place d'un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'UE, et tout particulièrement d'une taxe sur le contenu en CO2 des importations de l'UE provenant du reste du monde, permet de réduire significativement les pertes de PIB et d'emploi constatées en cas d'absence de MACF. Par ailleurs, si les revenus générés par cette fiscalité additionnelle sont redistribués aux agents économiques de l'UE (ici, les ménages), alors les conséquences économiques sont même positives avec un gain de PIB en UE de +0.4% en 2030 et +1.1% en 2040 et des créations d'emploi.