Les plantes ont-elles oui ou non des vertus dépolluantes ? Au terme de huit années de recherche, le projet PHYTAIR a rendu ses conclusions. L'ensemble des résultats du projet PHYTAIR, fruits d'une complémentaire collaboration entre de nombreux scientifiques et du soutien conjoint de l'ADEME et du Conseil Régional des Hauts-de-France (ex Nord-pas de Calais) notamment, ainsi que de fonds européen (FEDER), a été présenté lors d'une conférence de presse qui a donné lieu à la publication d'un dossier de presse en 2012.
Le projet PHYTAIR a permis d'étudier la capacité des plantes en pot à épurer des polluants présents en air intérieur. Ainsi, le projet PHYTAIR dans ses diverses phases d'études succesives (faisabilité et phases 1, 2 et 3) a permis - d'un point de vue technique - de définir un protocole d'exposition des végétaux, basé sur les résultats de plusieurs centaines d'exposition de plantes (notamment Scindapsus aureus, mais aussi Chlorophytum comosum et Dracaena marginata) à des polluants (monoxyde de carbone, benzène et formaldéhyde principalement, mais aussi particules et alpha-pinène), afin de tester à différentes échelles leur capacité d'épuration (en conditions contrôlées au laboratoire et en situations réelles dans la maison expérimentale MARIA du CSTB).
Ce qu'il faut retenir de l'épuration des polluants de l'air intérieur par les plantes en pot (système passif d'épuration) :
- Les systèmes sol / plante présentent des capacités d'épuration en laboratoire ;
- Les capacités épuratoires sont variables en fonction des polluants et des plantes en pot testés (au laboratoire) ;
- Pour les polluants testés, le substrat joue un rôle prédominant dans l'absorption des polluants ;
- Le rendement d'épuration d'un système sol / plante n'est pas performant lorsqu'il est utilisé en conditions réelles et si on utilise des plantes en pot (système passif)
Les résultats des travaux PHYTAIR sont toujours d'actualités.