Sensibiliser les filières agricoles à la qualité de l'air et réduire les émissions de polluants Agrandir l'image

Sensibiliser les filières agricoles à la qualité de l'air et réduire les émissions de polluants

AAP Agr’Air (édition 2017) - IRAEE, Réduction de la pollution (ammoniac, particules) liée au brûlage à l’air libre des résidus en viticulture, arboriculture et à la valorisation des fumiers équins en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Neuf

Dans un contexte de brûlage à l’air libre des résidus d’arrachage des vignes et des vergers, d’une part, et de gestion des fumiers équins en lien avec la fertilisation minérale, d’autre part, le projet IRAEE issu de l’appel à projet Agr’air (édition 2017) porte sur deux axes :

  1. les alternatives au[…]
 Plus de détails

Déclinaisons
  • Format électronique

Fiche technique

Auteurs HIMPENS Amélie, GERES
Public(s) Entreprises et fédérations professionnelles
Collectivités territoriales
Secteur agricole
Administration publique
Thématique Produire autrement
Air et bruit
Collection Expertises
Date d'édition 2021/07
Nb. de pages 55p
Format pdf/A4
Langue FR
Périmètre de publication National
Régional

En savoir plus

Dans un contexte de brûlage à l’air libre des résidus d’arrachage des vignes et des vergers, d’une part, et de gestion des fumiers équins en lien avec la fertilisation minérale, d’autre part, le projet IRAEE issu de l’appel à projet Agr’air (édition 2017) porte sur deux axes :

  1. les alternatives au brûlage à l’air libre des résidus de viticulture et d'arboriculture ;
  2. la valorisation des fumiers équins afin de diminuer les engrais de synthèse et limiter les émissions d’ammoniac.
Les actions pilotes du projet IRAEE ont permis d’éviter :
  • Des émissions de particules en lien avec le recul du brûlage à l’air libre (ex. avec les chantiers arboricoles: 3,27 tonnes de PM10 et 3,1 tonnes de PM2,5 non émis dans l'atmosphère) ;
  • Des émissions d’ammoniac (NH3) par une meilleure valorisation du fumier équin. Les 60 tonnes d’azote apportées par ce fumier composté ont permis d’éviter l’épandage d’autant d’azote minéral (estimées à 37 tonnes d’ammoniac (NH3) non émis dans l’atmosphère).
Des chantiers de démonstration pour le broyage de résidus agricoles en arboriculture et viticulture ont eu lieu dans les départements des Bouches du Rhône, du Vaucluse, du Var et exceptionnellement dans le Gard. En arboriculture, les chantiers pilotes ont surtout concerné la valorisation de la biomasse avec restitution immédiate au sol. En viticulture, les chantiers pilotes se sont tournés principalement vers une valorisation énergétique du broyat. Les chantiers de démonstration représentent le format le plus adapté en milieu agricole pour diffuser une bonne pratique. La présence de l’agriculteur pilote pour témoigner ainsi que la présence du prestataire pour parler des coûts financiers et logistiques sont indispensables pour rendre la pratique envisageable et surtout aborder le changement de pratique avec plus de sérénité.

A noter la création d’une CUMA de compostage de fumiers équins (Equicompost Var) qui a permis de mettre en relation quatre maraichers, un viticulteur et un centre équestre situés en zone proche et de valoriser du fumier équin, jusqu'à 250 tonnes par an, comme une ressource en agriculture pour la fertilisation des sols du territoire. Privilégier la valorisation par compostage permet ainsi de limiter la volatilisation de l'ammoniac (NH3) lorsque le crottin de cheval est en contact avec l'air en zone de stockage.

Documents liés (1)