Emissions d'ammoniac et de gaz à effet de serre en bâtiments bovins laitier : effets croisés du mode de logement et de l'alimentation azotée Agrandir l'image

Emissions d'ammoniac et de gaz à effet de serre en bâtiments bovins laitier : effets croisés du mode de logement et de l'alimentation azotée

Neuf

Le cheptel laitier participe à hauteur de 50% des émissions des bovins (CITEPA 2010, chiffres 2008). La réduction des émissions de ces élevages contribuera à une réduction importante des émissions d'ammoniac. Le poste bâtiment représente près de 35% des pertes en ammoniac sur l'exploitation d'élevage. La maîtrise de l'alimentation azotée[…]  Plus de détails

Déclinaisons

Fiche technique

Auteurs INRA, INSTITUT DE L'ELEVAGE
Public(s) Secteur agricole
Secteur de la recherche
Thématique Produire autrement
Air et bruit
Collection Expertises
Date d'édition 2014/11
Type de document Etude / Recherche
Nb. de pages 111 P + 1 P
Format pdf/A4
Langue FR

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Le cheptel laitier participe à hauteur de 50% des émissions des bovins (CITEPA 2010, chiffres 2008). La réduction des émissions de ces élevages contribuera à une réduction importante des émissions d'ammoniac. Le poste bâtiment représente près de 35% des pertes en ammoniac sur l'exploitation d'élevage. La maîtrise de l'alimentation azotée des bovins influence considérablement les rejets d'azote de l'animal, affectant par la suite l'ensemble des postes d'émissions.
Ce projet a exploré les interactions entre alimentation et logements de vaches laitières sur les émissions d'ammoniac, de GES et d'acides gras volatils. Il a mis en évidence que des rations limitant l'apport d'azote à 12% de MAT permettent de très largement réduire l'excrétion d'azote dans les effluents (en particulier dans l'urine) et par là même le bilan azoté à l'échelle de l'animal. Les émissions d'ammoniac à l'échelle du bâtiment s'en trouvent également largement diminuées quel que soit le mode de logement. Au contraire, une ration excédentaire en azote dégradable entraine de fortes excrétions d'azote dans les effluents et d'importantes émissions d'ammoniac, d'autant plus sur un système de litière accumulée, mettant en évidence une interaction entre mode de logement et stratégie d'alimentation. Par contre, les vaches recevant la ration à bas niveau azoté durant 2 mois consécutifs ont montré une baisse de leurs performances suggérant que cette stratégie peut s'avérer pénalisante à long terme.