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Étude physico-chimique de la formation et de l'évolution des particules dans la ligne d'échappement des véhicules

Modélisation et expérimentation

Neuf

Les émissions des véhicules, notamment les particules conduisent à des problèmes de santé publique. En effet, les particules fines de taille inférieure à 2,5 m sont susceptibles de pénétrer profondément dans les voies respiratoires et d'y libérer des produits toxiques. Les constructeurs d'automobiles et les pétroliers recherchent donc des informations[…]  Plus de détails

Déclinaisons

Fiche technique

Auteurs NGUYEN THI TX, UNIVERSITE STRASBOURG I-LOUIS PASTEUR, ADEME, CENTRE DE GEOCHIMIE DE LA SURFACE
Public(s) Secteur de la recherche
Thématique Mobilité et transport
Collection Expertises
Date d'édition 2005/12
Type de document Etude / Recherche
Nb. de pages 194 P
Format pdf/A4
Langue FR

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Les émissions des véhicules, notamment les particules conduisent à des problèmes de santé publique. En effet, les particules fines de taille inférieure à 2,5 m sont susceptibles de pénétrer profondément dans les voies respiratoires et d'y libérer des produits toxiques. Les constructeurs d'automobiles et les pétroliers recherchent donc des informations précises concernant leur formation, leur prévision. Disposer d'outil de modélisation des processus mis en jeu est donc essentiel. La granulométrie des particules émises par les véhicules est particulièrement étudiée, toutefois, les conditions opératoires variant fortement d'une étude à l'autre rendent difficile la comparaison des résultats. Certaines hypothèses ont été avancées concernant leur mode de formation, notamment la nucléation (conversion gaz liquide) du mélange eau acide sulfurique aurait un rôle important, sans pouvoir exclure la participation de certains hydrocarbures. Un modèle informatique a été développé, prenant en compte les différents phénomènes intervenant dans la formation des particules: nucléation, croissance, coagulation... ainsi que les variations de températures et de concentrations le long de la ligne d'échappement et de la ligne de prélèvement (dilution, catalyseur, filtre à particules). Nous avons pu montrer que les aérosols liquides ne pouvaient se produire qu'après dilution des gaz d'échappement. Le modèle a été validé, avec succès, par comparaison avec les résultats d'une campagne de mesures. Des études de sensibilité ont permis d'évaluer l'influence des paramètres « carburant » (teneur en soufre), « moteur » (vitesse, consommation de carburant), et « conditions de mesures » (température, taux de dilution, humidité, temps de résidence). Cette thèse a permis d'accroître notre compréhension pour mieux interpréter les résultats de mesures de particules, fournir des informations fiables au législateur, prévoir les niveaux d'émissions des véhicules et proposer à terme les futures normes.