Décapage physique neutre et sans émissions de revêtement par jet d'azote supercritique THP Agrandir l'image

Décapage physique neutre et sans émissions de revêtement par jet d'azote supercritique THP

Projet CORTEA : N2-SC

Neuf

Ce projet a étudié les caractéristiques des émissions dans l'air de particules de peinture enlevées lors du décapage de revêtement de peinture sur supports métalliques par la technique de jet d'azote supercritique, une technique physique et sans déchets additionnels utilisant un gaz d'azote neutre et abondant qui se recycle naturellement[…]  Plus de détails

Déclinaisons

Fiche technique

Auteurs TAZIBT A, CRITT-TJFU
Co-auteur(s) ADEME
Public(s) Entreprises et fédérations professionnelles
Secteur de la recherche
Thématique Produire autrement
Recherche et Innovation
Air et bruit
Collection Expertises
Date d'édition 2015
Type de document Etude / Recherche
Nb. de pages 11 P
Format pdf/A4
Langue FR

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Ce projet a étudié les caractéristiques des émissions dans l'air de particules de peinture enlevées lors du décapage de revêtement de peinture sur supports métalliques par la technique de jet d'azote supercritique, une technique physique et sans déchets additionnels utilisant un gaz d'azote neutre et abondant qui se recycle naturellement dans l'air après décapage et filtration adéquate.

La technique étudiée est en rupture avec l'existant et ambitionne de se substituer aux systèmes chimiques de décapage de peinture tels que les solvants. Elle se situe dans le contexte de l'interdiction des solvants chlorés tel que le Dichlorométhane (DCM).

Son principe consiste à projeter à des vitesses supersoniques sur le revêtement polymère un jet d'azote très froid (-120 à -150°C). Sous l'effet du froid et de la contrainte mécanique de l'impact, le polymère se contracte rapidement et se fissure, le jet d'azote s'infiltre à travers les fissures, s'appuie sur le support et entraine le revêtement ainsi déstabilisé, nettoie et protège le substrat contre la corrosion.

Les caractérisations des émissions montrent que la concentration et la granulométrie (micro et nano) des particules émises dépendent des paramètres de décapage notamment de la vitesse de balayage et de l'épaisseur du revêtement. Les émissions sont réduites et majoritairement (près de 100 %) constituées de particules grossières millimétriques faciles à capter par « gravité » en utilisant un simple système de récupération à la source et de filtration, ce qui rend aisé le recyclage naturel de l'azote dans l'air.

La réduction des émissions dans l'air, dans l'eau et dans les sols, obtenue par cette technique se conjugue avec la performance en terme de consommation énergétique. Pour une performance de décapage de 17 m²/h, la consommation d'énergie électrique est de 22,5 kWh.