Acquisition de facteurs d'émissions d'ammoniac et de gaz à effet de serre spécifiqes aux élevages porcins en France Agrandir l'image

Acquisition de facteurs d'émissions d'ammoniac et de gaz à effet de serre spécifiqes aux élevages porcins en France

Neuf


En France, 98% des émissions d'ammoniac sont d'origine agricole dont près des deux tiers sont imputables aux productions animales et à la gestion de leurs effluents. Le secteur porcin représente aujourd'hui environ 15% des émissions d'origine agricole. Avec les évolutions des réglementations européennes, et en particulier, celle du BREF Elevages[…]  Plus de détails

Déclinaisons

Fiche technique

Auteurs GUINGAND Nadine, INRA, IFIP
Public(s) Secteur agricole
Thématique Produire autrement
Air et bruit
Collection Expertises
Date d'édition 2016/05
Type de document Etude / Recherche
Nb. de pages 50 P + 1 P
Format pdf/A4
Langue FR

En savoir plus


En France, 98% des émissions d'ammoniac sont d'origine agricole dont près des deux tiers sont imputables aux productions animales et à la gestion de leurs effluents. Le secteur porcin représente aujourd'hui environ 15% des émissions d'origine agricole. Avec les évolutions des réglementations européennes, et en particulier, celle du BREF Elevages qui impose dorénavant des valeurs limites à l'émission au bâtiment, les éleveurs de porcs vont devoir réduire de manière conséquente les émissions d'ammoniac de leurs élevages.
A partir de mesures d'émissions dans une vingtaine d'élevages commerciaux localisés dans le Grand Ouest, le projet AFEEP a permis de déterminer des facteurs d'émissions d'ammoniac pour les stades maternité, post-sevrage et engraissement. Les émissions mesurées sont en moyenne légèrement supérieures à celles imposées par le BREF Elevages pour les salles de maternité et d'engraissement, et près de deux fois supérieures pour les salles de post-sevrage. Néanmoins, elles sont très variables.
L'analyse de cette variabilité a mis en évidence des leviers d'actions applicables sur la gestion de l'ambiance et la gestion des lisiers. Ainsi, les salles équipées d'un plafond perforé pour l'entrée d'air montrent des émissions 20 à 40% plus faibles que celles équipées d'un plafond diffuseur. L'intérêt du traitement de l'air (lavage à l'eau) et de l'évacuation fréquente (plusieurs fois par jour) des lisiers par raclage en V est également confirmé, avec des réductions de l'ordre de 40 à 50% par rapport à des itinéraires techniques «standard».
Enfin, les résultats montrent que, bien que les apports alimentaires de matières azotées totales (MAT) soient inférieurs aux recommandations techniques actuelles, des gains peuvent être obtenus via une évolution des stratégies alimentaires vers une alimentation multiphase ou une réduction des teneurs en MAT des aliments 1er âge et 2ème âge pour les porcelets en post-sevrage.